Cheveux et cuir chevelu

Chute de cheveux saisonnière : quand s'inquiéter ?

À l’automne, beaucoup de personnes trouvent plus de cheveux sur leur brosse. Quelle quantité est normale, quels déclencheurs connaît-on et à partir de quand demander un avis médical ? Repères simples et sourcés.

7 min de lecture

Produit présenté dans l’article : Forcapil Lotion Anti-Chute 150ml
Visuel produit du catalogue DERMO (FORCAPIL)
Dans cet article (9 sections)
  1. Ce qui est normal, et ce qui ne l’est plus
  2. Les déclencheurs connus d’une chute passagère
  3. Chute passagère ou perte de cheveux durable ?
  4. Les gestes qui fragilisent des cheveux déjà éprouvés
  5. Alimentation et compléments : la prudence s’impose
  6. Préparer sa consultation pour qu’elle soit utile
  7. Quand consulter
  8. Les gestes de soin qui aident au quotidien
  9. Chute normale, chute à surveiller : le résumé

Vous trouvez plus de cheveux dans la douche ou sur la brosse depuis la rentrée ? Avant de vous inquiéter, un repère utile : perdre entre 50 et 100 cheveux par jour est considéré comme normal. Cet article explique comment faire la différence entre une chute passagère et une chute qui mérite un avis médical.

Ce qui est normal, et ce qui ne l’est plus

Les cheveux suivent un cycle : ils poussent, puis tombent, puis repoussent. Chaque jour, une partie d’entre eux arrive en fin de cycle. D’après les dermatologues de l’American Academy of Dermatology, une perte quotidienne de 50 à 100 cheveux entre dans la normale. Au-delà, on parle de chute excessive, que les médecins appellent télogène effluvium.

Le mot « saisonnière » est très employé, et beaucoup de lecteurs constatent un pic à l’automne. Pour être honnêtes : les sources dermatologiques que nous avons consultées ne détaillent pas de mécanisme saisonnier précis. Elles décrivent en revanche des déclencheurs bien identifiés, que nous présentons ci-dessous.

Les déclencheurs connus d’une chute passagère

Une chute excessive de cheveux apparaît souvent quelques mois après un événement : une perte de poids importante, un accouchement, un stress intense, une forte fièvre, une opération, une maladie, ou l’arrêt d’une pilule contraceptive. Pour une jeune maman, elle peut commencer environ deux mois après la naissance et atteindre un pic vers le quatrième mois.

Ce décalage explique pourquoi on ne fait pas toujours le lien : la cause est parfois survenue deux à trois mois plus tôt, par exemple un été chargé, un voyage ou une période de fatigue. Bonne nouvelle : lorsque le déclencheur est temporaire, la chute se calme généralement et les cheveux retrouvent leur densité en six à neuf mois. Un stress qui dure peut prolonger l’épisode.

Chute passagère ou perte de cheveux durable ?

Il faut distinguer deux situations. La chute passagère (excès de cheveux qui tombent) se résorbe en général quand la cause disparaît. La perte de cheveux au sens strict, elle, correspond à des cheveux qui cessent de pousser et ne repoussent pas tant que la cause persiste.

Plusieurs causes sont décrites : facteurs héréditaires, système immunitaire trop actif, certains médicaments ou traitements, coiffures qui tirent sur les cheveux, produits capillaires agressifs. Chez les femmes, on observe souvent un éclaircissement progressif ; chez les hommes, un recul de la ligne frontale ou une zone dégarnie vers le sommet du crâne.

Les gestes qui fragilisent des cheveux déjà éprouvés

Quand les cheveux tombent davantage, on a tendance à les manipuler avec plus d’inquiétude, ce qui peut aggraver la situation. Les dermatologues rappellent qu’un cheveu qui s’amincit ou qui tombe est fragile et se casse facilement. Quelques ajustements simples, détaillés par l’American Academy of Dermatology, limitent la casse :

  • Un shampoing doux, car certains produits assèchent la fibre, suivi d’un après-shampoing hydratant après chaque lavage pour réduire casse et fourches.
  • Une serviette en microfibre ou un tissu doux pour absorber l’eau, plutôt qu’un séchage vigoureux, et la température la plus basse du sèche-cheveux quand on l’utilise.
  • Pas de bain d’huile chauffée : la chaleur fragilise encore des cheveux déjà fragiles.
  • Pas de coiffures qui tirent : chignon, queue-de-cheval ou tresses serrées, répétés dans le temps, peuvent entraîner une forme de chute appelée alopécie de traction, qui peut devenir permanente.
  • Un brossage doux, uniquement pour coiffer. Il n’est pas nécessaire de brosser cent fois par jour : c’est un mythe.

Retenez surtout l’idée d’ensemble : tant que la chute est active, le but n’est pas d’ajouter des traitements, mais de supprimer les agressions inutiles.

Alimentation et compléments : la prudence s’impose

La tentation est grande d’acheter un complément « spécial cheveux » dès que les cheveux tombent. Les dermatologues de l’AAD invitent à la prudence pour deux raisons. D’abord, une carence en certains nutriments, comme le fer ou les protéines, ou un apport calorique trop faible, peut effectivement entraîner une chute importante : il vaut mieux savoir si c’est votre cas avant de supplémenter. Une prise de sang permet de vérifier si l’on manque de certaines vitamines ou de certains minéraux. Ensuite, les compléments vendus pour la pousse des cheveux ne sont pas contrôlés sur leur sécurité et leur efficacité avant leur mise en vente : cette responsabilité repose sur le fabricant. Pris en excès, certains nutriments, dont le sélénium, la vitamine A et la vitamine E, ont même été associés à une chute de cheveux.

En pratique, une alimentation variée et suffisante reste la base. Si vous soupçonnez une carence, parlez-en à un médecin ou à un pharmacien plutôt que de multiplier les gélules : le service de santé publique britannique, le NHS, cite d’ailleurs la carence en fer parmi les causes possibles d’une chute temporaire, au même titre que le stress, une maladie, une perte de poids ou un traitement lourd.

Préparer sa consultation pour qu’elle soit utile

Une consultation est d’autant plus efficace qu’elle est préparée. Avant le rendez-vous, notez depuis quand la chute a commencé, ce qui s’est passé dans les trois mois précédents (maladie, fièvre, accouchement, stress, régime, changement de traitement), les produits que vous utilisez et vos habitudes de coiffure. Montrez aussi, si possible, des photos prises à quelques semaines d’intervalle : elles aident à objectiver l’évolution mieux que la mémoire.

Le NHS conseille d’ailleurs de consulter un médecin pour comprendre l’origine de la chute avant de se tourner vers un centre capillaire commercial. Il précise aussi que la plupart des chutes de cheveux ne nécessitent pas de traitement : elles sont soit passagères, soit liées à l’avancée en âge, et qu’aucun traitement n’est efficace à 100 %. Un message utile pour se protéger des promesses trop belles.

Quand consulter

  • Si la chute dure plus de quelques mois ou s’aggrave.
  • Si vous voyez apparaître des zones dégarnies ou un éclaircissement net.
  • Si vous pensez qu’un médicament ou un traitement en est la cause : parlez-en à votre médecin avant de l’arrêter, car l’arrêt brutal d’un traitement peut avoir des effets indésirables.

Un dermatologue peut déterminer s’il s’agit d’une chute excessive, d’une perte de cheveux ou des deux, en identifier la cause et vous expliquer à quoi vous attendre. Plus la prise en charge est précoce, meilleur est généralement le pronostic.

Les gestes de soin qui aident au quotidien

Aucun soin cosmétique ne remplace un avis médical, mais certains gestes limitent les agressions inutiles :

  • Laver le cuir chevelu avec un shampoing doux, à une fréquence qui vous convient.
  • Éviter les coiffures qui tirent (queues-de-cheval serrées, tresses tendues).
  • Démêler délicatement, en commençant par les pointes.
  • Limiter la chaleur intense du sèche-cheveux et les produits agressifs.

Si vous souhaitez compléter ces gestes par un soin du cuir chevelu, le rayon anti-chute de DERMO rassemble des soins du cuir chevelu pensés pour cet usage, par exemple la lotion Forcapil anti-chute. Ces produits sont des soins d’accompagnement : ils ne remplacent ni un diagnostic ni un traitement médical. Vous pouvez aussi consulter la gamme de la marque Forcapil sur DERMO.

Chute normale, chute à surveiller : le résumé

SituationRepèreQue faire ?
Quelques cheveux sur la brosse50 à 100 cheveux par jourRien de particulier, soins doux
Chute plus forte après un événement (accouchement, fièvre, stress)Apparaît quelques mois plus tardPatience, retour progressif en 6 à 9 mois
Zones dégarnies, éclaircissement netCheveux qui ne repoussent pasConsulter un dermatologue

Questions fréquentes

Combien de cheveux perd-on normalement par jour ?

Selon l’American Academy of Dermatology, la perte de 50 à 100 cheveux par jour est considérée comme normale. Une chute nettement supérieure et durable justifie d’en parler à un professionnel de santé.

Combien de temps dure une chute de cheveux passagère ?

Quand le déclencheur est temporaire, la chute se calme en général et les cheveux retrouvent leur densité en six à neuf mois. Un stress prolongé peut allonger cette durée, d’où l’intérêt de ne pas attendre trop longtemps pour consulter.

Faut-il arrêter un traitement si l’on pense qu’il fait tomber les cheveux ?

Non, pas de votre propre initiative. Parlez-en d’abord à votre médecin : l’arrêt brutal d’un traitement peut provoquer des effets indésirables sérieux, et il pourra évaluer si le médicament est réellement en cause.

Un soin anti-chute suffit-il à régler le problème ?

Un soin cosmétique peut accompagner les gestes de base, mais il ne remplace pas la recherche de la cause. Si la chute persiste ou s’aggrave, un avis médical reste la démarche la plus utile.

Sources

Ces informations sont données à titre éducatif et ne remplacent pas l’avis d’un médecin, d’un dermatologue ou d’un pharmacien.

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